La
natation (téléchargé
en .doc) Extrait
de " le livre d'or du sport français - 1845 - 1945 " - Ed. Chêne
- de Gaston Meyer et Serge Laget
II
ne faut pas confondre la nage, exercice utilitaire, et la natation, qui en est
l'expression sportive. Les premières compétitions en France remontent
à 1899 ; elles ne présentent d'ailleurs qu'un intérêt
très relatif, même s'il s'agit des Jeux Olympiques de 1900 disputés
à Puteaux, en Seine, dans un bassin précaire, inadéquat et,
d'ailleurs, irrégulier. La révélation de Paul Vasseur
en 1903 attire enfin l'attention du grand public. Son règne devait se prolonger
jusqu'à la Première Guerre mondiale. En 1905, la création
d'une épreuve de grand fond, "la traversée de Paris",
suscitait un intéressant mouvement de curiosité et ralliait à
la natation de nouveaux adeptes, grâce à la multiplication d'épreuves
de ce type dans toutes les régions traversées par un cours d'eau. Jusqu'en
1909, Paris s'assure le monopole de la natation sportive. Cette année-là,
les "Enfants de Neptune de Tourcoing" amorçaient les éléments
d'une suprématie nationale étendue au water-polo. En 1910 paraissait
la première liste des records de natation permettant de comparer les performances
entre elles. Sur le plan international, faute de bassins appropriés, la
natation n'obtient guère de résultats marquants avant 1920, date
de la création d'une fédération spécialisée
indépendante. Il faut attendre 1924 pour qu'une médaille d'or olympique
soit acquise, mais c'est en water-polo. Sur le plan individuel un seul nageur
se hisse au niveau mondial : Jean Taris, héros malheureux des Jeux de 1932,
et aussi recordman du monde du 400 mètres l'année précédente. On
sait qu'il existe en natation de nombreux styles et, jusqu'en 1945, seul le crawl
(confondu avec la nage libre), la nage sur le dos et la brasse figurent dans les
programmes classiques. La nage de grand fond n'existe qu'à l'état
de "fait divers". Les marathons nautiques sont généralement
professionnels. Geo Michel acquit une réelle célébrité
entre 1924 et 1928. En 1926, en "over arm stroke" (nage sur le côté),
premier français à traverser la Manche, il établit un record
qui ne sera battu, en crawl que vingt-quatre ans plus tard ! Parmi les nageurs
les plus connus de cette période qui s'achève avec la Seconde Guerre
mondiale, outre Paul Vasseur et Jean Taris, citons H. Padou, J. Rebeyrol, C. Talli,
en nage libre, E. Zeibig etL. Zins, en dosj. Cartonnet et A. Nakache, en brasse,
et chez les nageuses Yvonne Godard et Thérèse Blondeau.
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